Travail et carrière
Dossier14 guidesWork & Career
Trouver un emploi, CV à la québécoise, entrevues en français.
Finding a job, Quebec-style résumé, French interviews.
Trouver un emploi→Pour toute la province
Ces guides s'appliquent partout au Québec, dans toute la province — peu importe votre ville.
Préparer et décrocher un emploi
De la reconnaissance des diplômes à l'entrevue — la séquence d'une recherche d'emploi réussie.
Vos droits et votre paie
Comprendre votre fiche de paie et les protections qui vous couvrent en tant que salarié ou travailleur temporaire.
Et dans votre ville ?
Les guides ci-dessus s'appliquent dans toute la province. Ceux-ci sont propres à votre ville.
Comprendre le marché du travail québécois
Trouver et garder un emploi au Québec demande plus que de traduire son CV. Le marché du travail a sa culture, ses codes et son vocabulaire — et plusieurs secteurs connaissent une réelle pénurie de main-d'œuvre, ce qui joue en votre faveur. Mais cet avantage ne se concrétise que si vous adaptez votre approche aux attentes locales. Cette section suit toute la chaîne : faire reconnaître vos qualifications, rédiger un CV à la québécoise, réussir l'entrevue, décoder votre première paie et connaître vos droits.
La reconnaissance des diplômes — la première étape, souvent négligée. Un diplôme obtenu à l'étranger n'est pas automatiquement compris par un employeur québécois. Deux cas se présentent. Si votre métier est réglementé (infirmière, ingénieur, comptable, enseignant, et une quarantaine d'autres), vous devez obtenir un permis de l'ordre professionnel correspondant avant de l'exercer — une démarche qui peut être longue. Si votre métier n'est pas réglementé, aucun permis n'est exigé, mais l'Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec, délivrée par le ministère de l'Immigration, aide les employeurs à situer votre diplôme par rapport au système d'ici. Lancez cette démarche tôt : elle conditionne tout le reste.
Le CV québécois — court et factuel. Oubliez le CV de trois pages avec photo et date de naissance. Ici, le CV fait une à deux pages, sans photo, sans date de naissance, sans situation familiale — ces informations sont même à éviter, car elles exposent l'employeur à des questions de discrimination. Ce qui compte : des réalisations chiffrées (« augmenté les ventes de 20 % » plutôt que « responsable des ventes »). La lettre de présentation est courte et va droit au but : pourquoi vous, pour ce poste précis.
Le marché caché de l'emploi. Une grande partie des postes ne sont jamais affichés publiquement — ils se pourvoient par le réseau. Cela ne joue pas en votre faveur quand vous arrivez sans contacts. La parade : bâtir un réseau local dès le départ. Un profil LinkedIn complet en français, des cafés-rencontres, les événements de votre secteur, les organismes d'aide à l'emploi pour nouveaux arrivants — chacun de ces gestes ouvre des portes qu'aucune candidature en ligne n'ouvrira seule.
L'entrevue — l'honnêteté plutôt que la vente. L'entrevue québécoise est généralement moins formelle qu'ailleurs : le tutoiement arrive vite, l'ambiance est cordiale. On vous posera des questions sur l'équipe, la culture, votre façon de travailler. Préparez vos propres questions — en poser montre votre intérêt. Et résistez à la tentation de survendre : exagérer ses compétences se retourne contre vous pendant la période d'essai.
Une fois embauché : la paie et vos droits. Votre première fiche de paie surprend souvent. Du salaire brut sont retranchés l'impôt fédéral, l'impôt du Québec, et trois cotisations — le Régime de rentes du Québec (RRQ), l'assurance-emploi (AE) et le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP). Pour un revenu typique, comptez entre 25 % et 32 % de retenues. Surtout : vos droits comme salarié sont protégés par la CNESST, peu importe votre statut d'immigration — salaire minimum, vacances payées, heures supplémentaires, santé et sécurité. Personne ne peut vous payer « sous la table » ou sous le salaire minimum parce que vous êtes nouveau.
Le français et le filet de sécurité. On peut trouver un emploi au Québec sans parler français, surtout à Montréal et dans certains secteurs comme la technologie. Mais le français élargit considérablement vos options et il est de plus en plus attendu — la francisation est gratuite, commencez-la tôt. Enfin, si vous perdez votre emploi, l'assurance-emploi peut verser des prestations temporaires lorsque vous avez accumulé assez d'heures assurables : déposez la demande sans tarder.
Erreurs courantes à éviter
Envoyer un CV non adapté au Québec
Photo, date de naissance, trois pages : un CV « international » se fait écarter ici. Le CV québécois fait une à deux pages, sans photo ni renseignements personnels, avec des réalisations chiffrées.
Croire que son diplôme sera reconnu automatiquement
Pour un métier réglementé, il faut un permis de l'ordre professionnel. Pour les autres, l'Évaluation comparative aide l'employeur à comprendre votre diplôme. Rien n'est automatique — lancez la démarche tôt.
Ne postuler qu'aux offres publiées
Une large part des emplois se pourvoient par réseau, sans affichage public. Bâtir un réseau local — LinkedIn, événements, organismes d'aide à l'emploi — ouvre des portes qu'aucune candidature en ligne n'ouvre seule.
Accepter de travailler sous ses droits
Le salaire minimum, les vacances payées et la santé-sécurité sont garantis par la CNESST pour tous les salariés, quel que soit le statut d'immigration. Un emploi payé « sous la table » ou sous le salaire minimum n'est pas légal.
Questions fréquentes
Mon diplôme étranger est-il reconnu au Québec ?▾
Pas automatiquement. Si votre métier est réglementé (infirmière, ingénieur, comptable, enseignant, et d'autres), vous devez obtenir un permis de l'ordre professionnel concerné. Sinon, l'Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec, délivrée par le ministère de l'Immigration, aide les employeurs à situer votre diplôme. Lancez la démarche tôt.
Puis-je travailler au Québec sans parler français ?▾
Oui, c'est possible, surtout à Montréal et dans certains secteurs comme la technologie. Mais le français élargit beaucoup vos options et il est de plus en plus attendu par les employeurs. La francisation est gratuite — commencez-la tôt, en parallèle de votre recherche d'emploi.
Comment fonctionne le CV québécois ?▾
Une à deux pages, sans photo, sans date de naissance, sans situation familiale. On y met des réalisations chiffrées plutôt que des descriptions de poste. La lettre de présentation est courte et explique pourquoi vous convenez au poste précis. Un CV de trois pages avec photo se fait écarter.
Que vais-je voir sur ma première fiche de paie ?▾
Du salaire brut sont retranchés l'impôt fédéral, l'impôt du Québec, et trois cotisations : le Régime de rentes du Québec (RRQ), l'assurance-emploi (AE) et le Régime québécois d'assurance parentale (RQAP). Pour un revenu typique, les retenues totalisent généralement entre 25 % et 32 % du salaire brut.
Que faire si je perds mon emploi ?▾
Vous pourriez avoir droit à l'assurance-emploi, qui verse des prestations temporaires si vous avez accumulé assez d'heures assurables. Déposez la demande sans tarder. Si vous estimez avoir été traité illégalement, la CNESST encadre les normes du travail et peut être saisie d'une plainte.
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